logo_des_grenadiers

Merci Bruce !

Par Dominic Boivin-lundi 11 Juin 2018

BLAINVILLE – C’est maintenant confirmé ! Bruce Richardson est embauché à titre d’entraîneur-chef par l’Armada de Blainville-Boisbriand. Il remplace donc Joël Bouchard promu avec le Rocket de Laval.

Sa feuille de route

C’est au début de la saison 2011-2012 que Bruce fait ses premiers pas avec la formation châteauguoise. Fraîchement revenu de son exil en sol européen, il y passe trois saisons à la barre de l’équipe, montrant une fiche de 66 victoires 51 défaites et 5 défaites en prolongation ou fusillade pour une moyenne de ,561. C’est l’entraîneur qui a dirigé le plus grand nombre de matchs et remporté le plus de victoires dans l’histoire de la concession.

En série éliminatoire, sa fiche est éloquente comme en fait foi son dossier de 25 victoires et 13 défaites pour une moyenne de ,658.

Mentions d’honneur

Sous sa férule, les Grenadiers remportent un titre de division (Coupe Reebok) en 2012-2013 et en 2014, le championnat des séries éliminatoires (Coupe Jimmy-Ferrari). Cette année-là, il mène son équipe à la Coupe Telus ou il s’est malheureusement incliné en troisième période de prolongation par la marque de 4 à 3 face aux Mintos de Prince Albert sur un but marqué à 18 :36 par Dakota Boutin. Une médaille d’argent chèrement acquise dans les circonstances. Les Grenadiers ont été couronnés là deuxième meilleure équipe midget au Canada.

Une saison de rêve pour l’homme natif de ville Saint-Pierre. Il fut nommé l’entraîneur de l’année, au brunch des Champions, recevant la Coupe des Gouverneurs Bob Chevalier. En plus de cette palme d’or, il fût choisi au sein de la première équipe d’étoile LA COOP. Il est le seul dans l’histoire de la concession à avoir reçu pareil honneur.

Une promotion

Lors de la Coupe Telus, Bruce est courtisé par le DG Jérôme Mésonéro qui le nomme, peu de temps après, nouvel entraîneur-chef des Tigres.

À la barre des Félins, il montre un dossier cumulatif en saison régulière de 56 victoires contre 74 défaites. L’équipe n’a pu réussir à traverser la première ronde des séries à deux reprises.

Le 11 avril 2016, le coach apprend une mauvaise nouvelle. Daniel Fréchette lui montre la porte de sortie.

Se retrouvant sans emploi et le poste laissé vacant suite au départ de Steve Hartley pour Drummondville, le président Michel Parent le contacte et lui offre l’opportunité de revenir à ses anciens amours.

Bruce rentre au bercail ou il y passe deux saisons.

En 2016-2017, il connaît une saison difficile comparant son édition à une cuvée de vin. Il termine au 14e rang (12-28). Contre toute attente, il sème une surprise en éliminant les Vikings de Saint-Eustache (2e) qui comptaient dans sa formation la jeune sensation Alexis Lafrenière.

La saison dernière, il termine en milieu de peloton (28-12). Lors des séries printanières, il fait bonnes impressions gagnant 7 parties consécutives, balayant coup sur coup, les Gaulois de Saint-Hyacinthe et le Blizzard du Séminaire Saint-François pour atteindre le carré d’as et se rendant à la limite face aux Cantonniers de Magog, les nouveaux champions en titre de la Coupe Jimmy-Ferrari et finaliste de la Coupe Telus.

De plus, mentionnons qu’il est devenu le sixième entraîneur-chef à atteindre le cap des 100 victoires dans le circuit Baillargé. Un beau parcours.

Durant ce passage, je me rappelle qu’il m’a dit à quelques reprises : « Tu sais, des fois c’est bon de faire un pas en arrière pour en faire deux en avant ! » Il a vu juste. Aujourd’hui, il est récompensé.

Une lourde perte

Qu’on se le tienne pour dit, nous venons de perdre tout un homme de hockey ici, à Châteauguay. C’est un fin stratège qui sait soutirer le maximum de ses joueurs. Il est intègre, respectueux, intelligent, travaillant. C’est un passionné qui se donne corps et âme et qui sait soutirer le maximum de ses joueurs. Sa présence va me manquer.

Ceux qui le connaissent pourront le confirmer, il embellit les gens et tiens toujours les réseaux sociaux en haleine par ses citations savoureuses.

À la barre des Tigres, je pouvais écouter ses points de presse, devant mon écran une dizaine de fois quotidiennement, charmé par ses déclarations frasques du genre : « Ils iront jouer dans une ligue de bière ou c’est inacceptable ! » J’ai apprécié travailler avec l’être qui m’a fait grandir dans cette organisation. Je me considère privilégié d’avoir bâti une relation de confiance et la chance d’avoir pu le côtoyer.

Avant de quitter, Bruce a tenu à partager ceci :

« Je tiens à remercier tous les gens que j’ai côtoyés à Châteauguay. Les partisans qui nous ont supportés. Les Grenadiers pour moi c’est plus que du hockey. C’était une famille. Quand je me suis fait congédier à Victoriaville et que le poste était vacant, sans hésitation, j’ai sauté sur l’occasion pour faire ce que j’aime le plus au monde du hockey et ainsi continuer à m’améliorer en tant qu’entraîneur-chef. »

« Cette année deux membres ont gradué, le préposé à l’équipement Martin Simoneau et moi-même. En plus de développer des jeunes joueurs de hockey, on développe des personnes de notre organisation qui gravissent les échelons. Les Grenadiers ce n’est pas juste une école de vie pour les joueurs, mais aussi pour toutes les personnes qui font partie de la structure. »

À vous, chers partisans de l’Armada, considérez-vous choyé, privilégié. Vous allez l’adorer.

Merci Bruce !

Texte de Dominic Boivin, les Grenadiers de Châteauguay

Crédit photo : Maxime Maheu et Benoit Perron